Le poste de police de poche: Suisse ePolice continue de se développer
Date
16.09.2026
Un vélo qui disparaît, une commande passée en ligne qui n’arrive pas, une voiture retrouvée endommagée sur le parking. Vous pensez devoir vous rendre au poste de police le plus proche pour déposer une main courante? Et bien sachez que ce n’est plus la peine. Vous pouvez désormais effectuer ces signalements directement depuis votre smartphone ou en ligne. Suisse ePolice amène le poste de police là où vous en avez besoin: sur les «lieux du crime».
Depuis 2020, Bedag poursuit le développement du poste de police virtuel Suisse ePolice pour le compte de Technique et informatique policières (TIP) Suisse. Initialement conçue comme un moyen simple de déclarer en ligne un vol, des dommages à la propriété ou la perte de plaques d’immatriculation, Suisse ePolice est progressivement devenue une plateforme nationale polyvalente. Son utilisation n’a cessé de croître, au point qu’en 2025, plus de 60 000 signalements ont été enregistrés. Derrière ces chiffres se cachent non seulement une réduction des déplacements aux postes de police, mais aussi des processus entièrement numériques pour les corps de police. Et Suisse ePolice ne compte pas s’arrêter là.

Cybercriminalité:
du web à la police, sans intermédiaire
Une prétendue bonne affaire conclue et
payée en ligne, mais qui n’arrive jamais. Des données personnelles utilisées
pour passer commande sous un faux nom. Une annonce pour un magnifique
appartement... qui n’existe pas.
En plus des entreprises, les particuliers deviennent, eux aussi, une cible privilégiée de la cybercriminalité. De nouveaux services ont donc été intégrés à Suisse ePolice pour permettre de déclarer directement en ligne certains cyberdélits. À l’heure actuelle, les personnes concernées peuvent notamment signaler qu’elles n’ont pas reçu des marchandises commandées et payées en ligne, que leurs données personnelles ont fait l’objet d’une utilisation abusive pour passer une commande ou qu’elles ont été victimes d’une annonce immobilière frauduleuse. Comme pour les autres services proposés, Suisse ePolice guide les utilisateurs pas à pas tout au long de la procédure de déclaration. Seules les informations pertinentes pour le cas concerné sont demandées, par exemple des détails sur l’article, la plateforme utilisée ou la transaction. La police cantonale compétente enregistre ensuite la plainte et mène l’enquête sous la direction du ministère public cantonal responsable. De nombreux corps de police disposent d’unités spécialisées dans la cybercriminalité.
Le service de lutte contre la cybercriminalité est désormais opérationnel dans 21 cantons. En 2025, 7 754 cyberincidents ont déjà été déclarés via Suisse ePolice.

Prochaine
étape: les demandes en ligne pour les entreprises de sécurité
Le développement de la plateforme se
poursuit. Dans le cadre d’un concordat entre les cantons romands de Vaud, de
Genève, du Valais, de Fribourg, de Neuchâtel et du Jura, un nouveau service
destiné aux entreprises de sécurité est actuellement mis en place.
Il a pour but de permettre à l’avenir aux
organisations et aux entreprises de sécurité de déposer diverses demandes et
déclarations par voie numérique via Suisse ePolice. Seront notamment concernés
l’octroi, le renouvellement ou le transfert d’autorisations pour les agents de
sécurité et les responsables d’entreprises de sécurité, ainsi que les
déclarations relatives à la cessation d’une activité correspondante. Il sera
également possible de signaler par voie numérique les changements de nom ou
encore la perte ou le vol d’une carte concordataire ou d’un permis de port
d’armes, de déposer des demandes de recours à des chiens et de procéder à des
déclarations en lien avec la formation initiale et continue.
Signalement
simplifié des violences à caractère sexuel
Un autre nouveau service est en cours de
développement afin d’offrir aux victimes de violences sexuelles un moyen le
plus simple et le plus accessible possible de contacter la police.
La démarche ne consiste volontairement pas en une déclaration en ligne détaillée. Au contraire: les personnes concernées n’ont à fournir que quelques informations, comme le lieu et la nature de l’incident, ainsi que la manière dont elles souhaitent être contactées par la police. Elles peuvent également indiquer la période au cours de laquelle l’agression s’est produite. Aucune description des faits ni aucune information sur leur auteur n’est requise lors de ce premier contact.
La procédure est ensuite identique à celle des services Suisse ePolice existants, à savoir qu’une fois envoyée, la déclaration est transmise à la police via sedex. Le corps de police compétent reçoit en complément un e-mail sécurisé. De son côté, la personne à l’origine de la déclaration reçoit une confirmation contenant un récapitulatif des informations transmises à la police via la déclaration.
Pour l’heure, seules les données destinées
à tous les corps de police impliqués, sans distinction, sont concernées. Mais
il est prévu que des informations spécifiques aux différents cantons puissent
aussi être intégrées.
Un
poste de police en perpétuel développement
Des vélos volés aux autorisations
concernant les engins pyrotechniques, en passant par la cyberfraude et les
transactions liées aux armes: Suisse ePolice couvre aujourd’hui un spectre
nettement plus large qu’au moment du lancement de la plateforme.
Pour autant, le principe de base reste inchangé: la prise de contact avec la police doit être aussi simple que possible, pour la population comme pour les entreprises. Les utilisateurs n’ont pas besoin de savoir au préalable quelle est l’autorité compétente ni de quelles informations elle a besoin pour traiter leur demande. Suisse ePolice les guide tout au long du processus et veille à ce que les données parviennent aux bons interlocuteurs, de manière sécurisée et structurée.
Le nombre élevé de demandes, plus de 60 000 signalements en un an, montre que les services administratifs numériques sont bien utilisés lorsqu’ils sont compréhensibles, facilement accessibles et adaptés aux besoins des usagers. En collaboration avec TIP Suisse et les corps de police, Bedag poursuit donc le développement régulier de Suisse ePolice – avec pour objectif de réduire les ruptures de fluidité au sein des administrations et de garantir à la population un accès numérique rapide et simple à la police.
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